Le secteur de la défense canadien traverse la plus importante relance manufacturière intérieure des dernières décennies. D'ici 2026, Ottawa a engagé des milliards de dollars pour bâtir une nouvelle capacité de production de munitions, de véhicules blindés et d'acier à l'intérieur du pays plutôt que de l'acheter à l'étranger. Pour les ateliers canadiens de fabrication métallique, ce virage signifie du nouveau travail : couper des douilles d'obus en acier, souder et meuler des coques de véhicules, et finir une catégorie d'acier spécialisé plus dur que ce que la plupart des ateliers manipulent au quotidien.
Un investissement de 1.4 milliard de dollars dans la production nationale de munitions
En avril 2026, le gouvernement fédéral a confirmé un financement de 1.4 milliard de dollars pour agrandir la base canadienne de fabrication de munitions. General Dynamics Ordnance and Tactical Systems investit plus de 1 milliard de dollars dans des installations au Québec, y compris une usine de nitrocellulose et une chaîne d'assemblage de projectiles de 155 mm à Le Gardeur. À Ingersoll, en Ontario, IMT Precision reçoit jusqu'à 305 millions de dollars pour bâtir une production de douilles métalliques pour projectiles d'artillerie de 155 mm, la première installation de ce type au Canada depuis des années. Ensemble, les projets devraient soutenir plus de 350 emplois directs et indirects en construction, et chacune de ces douilles métalliques doit être coupée, usinée et ébavurée avant de quitter l'usine.
Des véhicules blindés et une chaîne d'approvisionnement en acier bâtie ici
En juillet 2026, le premier ministre Mark Carney a annoncé un contrat de près de 2 milliards de dollars, d'une durée de quatre ans, avec General Dynamics Land Systems-Canada à London, en Ontario, pour 190 nouveaux véhicules blindés de soutien au combat, ce qui portera la flotte militaire à 550 véhicules. Le gouvernement affirme que l'entente permettra de maintenir plus de 6,000 emplois par année dans un réseau de fournisseurs qui rejoint Ryan Manufacturing en Colombie-Britannique, Interpro en Saskatchewan, Thales Canada au Québec, et IMP Aerospace & Defence en Nouvelle-Écosse.
Par ailleurs, le fabricant canadien de véhicules blindés Roshel s'est associé au sidérurgiste suédois Swebor pour produire de l'acier de protection balistique au pays pour la première fois, en obtenant une licence sur la technologie de Swebor plutôt que d'importer de la plaque trempée des États-Unis, d'Europe ou d'Australie. Les coques de véhicules fabriquées à partir de cet acier doivent tout de même être coupées aux dimensions requises et avoir leurs soudures meulées et égalisées, un travail qui revient aux ateliers de fabrication plutôt qu'à l'aciérie elle-même.
Une stratégie nationale qui relie les projets entre eux
Ce ne sont pas des contrats isolés. En février 2026, le gouvernement fédéral a lancé la première Stratégie industrielle de la défense du Canada, qui vise 180 milliards de dollars en occasions d'approvisionnement et 290 milliards de dollars en investissement en capital lié à la défense au cours de la prochaine décennie, avec un objectif de croissance de 240 % des revenus de l'industrie canadienne de la défense d'ici 2035. La stratégie cible spécifiquement les secteurs de l'acier et de l'aluminium comme candidats pour réorienter une partie de leur production vers le travail de défense, ce qui indique qu'une plus grande part de cette demande de fabrication tombera sur les ateliers canadiens de travail des métaux déjà en place plutôt que sur de nouvelles usines de défense dédiées seulement.
Ce que cela signifie pour les clients de WA
- Un acier plus dur change les spécifications des meules et des disques. La tôle d'acier de qualité balistique et militaire est plus dure que l'acier de construction doux. Les ateliers qui prennent en charge des travaux sur des coques ou des douilles d'obus devraient vérifier que leurs disques à tronçonner et leurs disques à meuler sont homologués pour la dureté et l'épaisseur en cause, et non simplement repris de leur stock général de fabrication.
- Le volume d'ébavurage et de finition augmente en même temps que l'usinage. La production de douilles métalliques et de composants de véhicules ajoute une charge constante de cassage d'arêtes, d'égalisation de soudures et de fini de surface, ce qui se traduit par une demande de disques à lamelles et de consommables non tissés aussi importante que la demande de coupe.
- Le travail se répand à l'échelle régionale. Les installations et les fournisseurs annoncés couvrent le Québec, l'Ontario, la Colombie-Britannique, la Saskatchewan et la Nouvelle-Écosse, si bien que les ateliers situés hors des pôles traditionnels de la défense pourraient aussi voir des occasions de sous-traitance.
Si votre atelier soumissionne pour des travaux de fabrication liés à la défense, ou si vous voulez simplement vous assurer que vos meules et disques actuels sont bien spécifiés pour un acier plus dur, parcourez le catalogue complet d'abrasifs de WA pour voir ce qui est en stock.
Foire aux questions
Cette relance de la défense change-t-elle les abrasifs dont un atelier a besoin ?
Cela peut arriver. L'acier de qualité balistique et militaire est plus dur et plus résistant à l'abrasion que l'acier doux typique, donc les ateliers qui prennent ce genre de travail devraient vérifier que leurs disques à tronçonner et à meuler sont spécifiés pour du matériau à haute dureté plutôt que pour un usage général.
Quelles régions du Canada voient apparaître ce nouveau travail de fabrication ?
Les projets annoncés sont centrés au Québec et en Ontario, mais des contrats de fournisseurs touchent aussi la Colombie-Britannique, la Saskatchewan et la Nouvelle-Écosse, si bien que la demande additionnelle ne se limite pas à une seule région.
S'agit-il d'un pic à court terme ou d'une tendance à plus long terme ?
Les chiffres du gouvernement pointent vers un horizon plus long. La Stratégie industrielle de la défense du Canada prévoit un plan d'approvisionnement sur 10 ans, et les contrats de munitions et de véhicules annoncés jusqu'à présent s'échelonnent sur des calendriers de construction et de production pluriannuels.

